Il est tard, c'est la nuit, le silence règne à présent dans cet appartement où je vis...

Moment rare, moment que j'apprécie dès que je le peux ! Ne pas faire trop de bruit avec mes doigts qui connaissent trop bien chaque touches de mon clavier.

Ecrire, écrire une nouvelle fois, sur les états d'âmes, des émotions, des douleurs, des cris, des peurs, mais des joies, des rires, et surtout des souvenirs, afin d'essayer une nouvelle fois de les oublier à jamais, de les cracher sur la toile et libérer ma mémoire d'un trop plein de tout.

J'ai tenu quelques blogs, très différents, de part leurs contenus, et des mots qui pouvaient faire rougir, surprendre ou émouvoir.

Ils m'ont accompagnés pendant un temps, ou plusieurs années... Fidèles "compagnons" de mes états d'âmes.

Ils m'ont permis de faire de belles rencontres virtuelles plus ou moins éphémères, une rencontre n'ira pas au-delà d'un café échangé avec une blogueuse de quartier, et puis il y aura la dernière celle qui chamboulle presque tout...

Il est tard, je n'ai pas envie de me coucher, j'ai juste envie d'écrire en écoutant un Adagio Baroque... Ce ne sera pas ce soir, pas encore, pas maintenant...

Je pense aux personnes qui ont marqué mon existence.

Ceux qui ne sont plus, et que je reverrai un jour, le plus tard possible,

Ceux qui m'ont fait du mal, et qui ont déjà oublié jusqu'à mon prénom,

Ceux qui ont abusés de ma faiblesse, de ma détresse, pour se valoriser,

Ceux qui ont touché mon corps, donné, mais pas offert, qui lui ont fait mal,

Mais surtout, ceux qui se disent "amis" et auquel il ne faudra rien dire surtout !

A ce médecin qui m'a écouté, soignée, et ce policier qui a refusé de prendre ma déposition...

A une douleur, douceur, chaleur, que je ne connaissais pas... Avant... De le connaitre... Avant...

A présent, il me faut apprivoiser ce blog, pour ressentir de nouveau le plaisir d'écrire.