Il y a de nombreuses années, ma mère se promenait dans un quartier qu'elle affectionnait beaucoup, quand dans elle aperçu dans une boutique, une jeune femme qui faisait ou refaisait sa vitrine.

Jusqu'à présent rien d'anodin, mais elle avait une particularité : elle me ressemblait de part cette différence que nous avions, était-elle similaire, ou plus "simple" ?

Le souvenir de ses mots se sont envolés depuis, il me semble qu'il n'y avait que du positif dans ce qu'elle avait vue... J'ai le sentiment qu'elle m'avait dit qu'elle était enceinte...

Mais, il est trop tard, pour lui redemander...

 

Je suis en colère contre cette maladie qui l'a emporté, un soir d'hiver...

Je suis en colère envers cette jeune femme médecin qui n'a pas jugée bon d'adapter un bon traitement...

Je suis en colère envers les mots erronés des médecins - qui une nouvelle fois, se sont trompés - sur une espérance de vie de quelques années...

Ce soir, j'éprouve beaucoup de rancoeur envers eux.

 

En vrac, pleins d'image se bousculent dans ma tête :

 

- l'annonce de son départ, et mon cri qui n'a pu sortir de ma bouche,

Et tout ce qui en a découlé par la suite :

- mon image, mon âme, et puis mon corps que j'ai commencé à maltraité, un soir de coupe du monde de foot... Ma vie n'avait plus de sens, je suis passée à travers les MST, et autres agressions violentes ! Je n'avais qu'un but : la rejoindre, puisque personne ne me demandait comment j'allais !

- cette petite voiture, ou dans ma mémoire il y avait 3 hommes, et une main qui me tend des bonbons. J'étais petite, et l'on m'avait bien dit de ne jamais accepter de bonbons d'inconnus, cela m'a surement sauvée, ou est-ce cette différence ?

- cette agression alors que je n'étais qu'une adolescente/étudiante : un couteau sous la gorge, dans une cage d'escalier, et la demande de cet homme pour que je lui fasse une fellation. J'ai refusée, j'ai eue ce courage de dire non... Et ce policier, abruti de flic, connard de fonctionnaire, qui prend ma déposition, mais me reproche d'être venue un peu trop tard !

- cet homme qui a posé ses mains, sur mon corps nu, en me laissant des traces invisibles à l'oeil, mais qui m'ont fait mal durant des jours. Pourquoi je n'ai pas réussi à me rhabiller ? Pourquoi j'ai fait confiance à ces amis ? J'ai eue ma revanche, je l'ai eue, ce vieux pervers du département de la Vienne.

- et puis, ma virginité, qui me l'a volée ? j'ai été attirée par l'hypnose, pour savoir ce que j'ai pu enfouir au plus profond de ma mémoire...

- et cette phrase entendue un jour lors d'une échographie banale, "reste embryonnaire", cela veut dire quoi ? Ce n'est pas possible

- cette grand-mère qui ne m'a jamais aimée, cette arrière grand-mère qui me laissait faire des bêtises...

- et puis le reste, celui qui ne trouve pas sa place ici, du moins pas maintenant, pas dans ce paragraphe, celui qui m'a sauvé de cette spirale qui fait que je suis encore là aujourd'hui.

 

Mais il y a aussi, l'écart, que l'on promet de ne jamais commettre devant Dieu. Là également, il n'a pas sa place, du moins maintenant. Pas encore, pas tout de suite, plus tard...